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2013 : CENTRE VILLE (album autoproduit, mixé par Xavier Desprat)
2016 : OMBRES ET VISAGES (album autoproduit, mixé par Marc Guéroult)
Plus de 130 concerts dont les 1ères partie des BB BRUNES, NILDA FERNANDEZ, DARAN, LAURENT LAMARCA

"Guitariste à la base, ma culture musicale repose sur le blues-rock au sens large. Ces influences fondent en moi la volonté d'exprimer une musique vivante, engagée, rythmée, ayant du sens et de la personnalité puisque c'est à la base ce qui me touche, ce que je ressens. Fondamentalement, je suis un citadin. Le bruit des villes, son agitation, ses lumières, ses variations construisent le murmure incessant qui rythme ma musique. De ces tensions naissent des chansons volontaires qui évoquent les relations urbaines : l'incommunicabilité, l'isolement, dans ces grands ensembles où tout se mélange et se disperse à la fois. C'est aussi la possibilité de se réunir, de partager, de ne plus subir mais plutôt d'assumer, de trouver sa place, son identité. C'est dans cette thématique que s'enracinent mes préoccupations. Autour de ces ombres, de ces visages".

Après plusieurs années à apprendre et à jouer de la guitare seul dans sa chambre, comme des milliers d’adolescents, Mathis fonde son premier groupe au lycée, entouré de ses meilleurs amis. Alors guitariste soliste, cette expérience se poursuivra dans différentes formations lyonnaises de reprises blues-rock (Uma, puis Poker) lui permettant de rencontrer de nombreux musiciens et de faire ses premiers pas sur scène. En 2004, il fonde Plasticine, groupe de reprises rock, dont il est à la fois le guitariste et le chanteur. Pendant 3 ans, cette formation jouera dans toutes les salles qui comptent sur la région lyonnaise, en groupe complet, ou en version acoustique à deux guitaristes.

"A cette époque, le réseau lyonnais était très dense : il y avait énormément de musiciens et de petites salles de concert motivantes entre 2002 et 2006. C’était très agréable, car, avec une guitare, et en se débrouillant bien, on trouvait toujours un endroit où jouer. J’ai appris la musique avec ces musiciens, dans les improvisations, les partages d’un soir".

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Puis, progressivement, le projet s’essouffle. Quelque part, déjà, un autre répertoire se profile, ainsi que la volonté de produire des chansons plus personnelles.

"Je travaillais depuis 2003, sur des maquettes acoustiques, en français, chez moi, avec du matériel rudimentaire. J’adorais ça : travailler des heures sur un arrangement, sur une sonorité, jusqu’à ce que ça soit satisfaisant".

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Pendant toutes ces années de "chanteur de bar", Mathis ne mettra jamais en lumière ces chansons ("cela me semblait en contradiction avec la musique que nous jouions"), sauf à quelques rares exceptions, lors de concerts acoustiques, qu’il effectuait alors en solo après la dissolution de son dernier groupe. Après plusieurs années dans l’ombre, ce n’est qu’en 2010 que le projet d’enregistrer un premier album prend forme. Mathis compose et produit de plus en plus de maquettes, et l’évidence apparait : ces chansons méritent un meilleur sort que de rester confinées chez leur compositeur.

"Je sentais que je m’améliorais techniquement, et que mes intentions prenaient sens autour d’une thématique assez précise. Il était temps de faire quelque chose de significatif".

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Ce sera "Centre ville", premier album autoproduit, contenant 11 titres, dont "La réponse", "Tout va bien" et "Y croire encore". Collection de chansons évoquant la solitude à l'intérieur des villes, la recherche d'identité, l'ambition de s'en sortir par soi-même. Enregistré et mixé par Xavier Desprat à La casa Musicale près de Lyon, ce premier projet prendra son ampleur sur scène avec une trentaine de dates en un an, dont les premières parties des BB Brunes, de Nilda Fernandez, de Daran ou encore de Laurent Lamarca.

Début 2015, Mathis commence la préparation de l'album "Ombres et visages" qui se veut la suite thématique de "Centre ville" : le personnage a évolué, il est désormais confronté aux autres, doit faire face aux relations humaines, à leurs difficultés, à leurs bonheurs. Pour ce projet, plusieurs studios réputés seront sollicités comme l'Hacienda, Mikrokosm et History en région parisienne. Mais c'est surtout la rencontre avec plusieurs artistes majeurs qui sera décisive : Christophe Deschamps, Philippe Almosnino, Jean-Max Méry et Yan Péchin viendront déposer un peu de leur fluide sur ces nouvelles chansons, mixées de main de maître par Marc Guéroult.

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